Utopiales 2016 : une rétrospective

Déc 21, 16 Utopiales 2016 : une rétrospective

Chaque année, depuis 2000, Nantes est envahie par d’étranges groupes semblant converger comme une seule personne vers la Cité des Congrès. Que ce passet-il dans l’honorable bâtiment que certains pourraient croire d’un ennui à mourir ? L’excitation et la passion, voilà ce qu’il s’y passe ! En effet, chaque année le début du mois de novembre connaît une nouvelle édition, plus populaire que la précédente, des Utopiales de Nantes. Les Utopiales de Nantes sont purement et simplement la Mecque de la Science-Fiction française et prend, grâce à sa popularité toujours croissante, de plus en plus des airs d’événement international.

Rétrospective sur l’édition 2016, un excellent cru.

Le thème des Utopiales 2016

Chaque édition des Utopiales dispose de son thème propre, histoire de s’y retrouver et de donner corps à cette manifestation. En 2015 il s’agissait de s’intéresser à la réalité, tandis que cette année, le thème était centré sur les machines.

On mettait donc à l’honneur les machines dans toute l’acception du genre : des dérives de la réalité virtuelle, à la grande question de la cryogénisation, en passant par bien entendu par les vaisseaux spatiaux.

La journée du 4e jour était d’ailleurs dédiée au mechas de la culture manga, lors d’un « Mardi Mana Tan », où l’on découvrait tout ce qu’il faut savoir sur les icônes de la culture mecha japonaise, comme Gundam, ou encore Goldorak.

Bien entendu le thème des machines, orchestré de main de maître par Roland Lehoucq, s’orientait autour des grands questionnements du genre : dangers, problèmes, impossibilités scientifiques et d’autres joyeusetés particulièrement instructives.

Le thème des Utopiales 2016

 

Un palmarès alléchant

Les Utopiales sont bien entendu le moment de découvrir les futurs pontes de la SF. En effet, les prix décernés lors de cette grand-messe de la SF sont légion et particulièrement révélateurs des tendances actuelles de l’art imaginaire.

Le prix de la meilleure BD. Le prix du meilleur album de bande dessinée est très souvent un événement important. Nous sommes une nation de bande dessinée, aussi ce support artistique passionne toujours les foules, spécialisées ou non. Cette année, Nefer d’Arnaud Boutle a été primé. Nefer met en scène un récit pétri de légendes et poncifs mythiques, pouvant parfois faire penser à Princesse Mononoké.

Le grand prix du jury longs-métrages : Realive de Mateo Gil a été consacré une nouvelle fois. Le film propose de plonger dans une réflexion profonde sur la vie, la mort et la signification de nous, humains, au milieu de ces concepts nous dépassant totalement.

Prix Utopiales Européen : bien entendu, les Utopiales récompensent également les créations littéraires. Le prix Utopiales Européen a récompensé cette année « Le vivant » de l’écrivaine russe Anna Starobinets. Une dystopie que l’on pourrait juger banale et pétrie de clichés de prime abord, mais qui propose au final un récit particulièrement réussi et efficace.

Un palmarès alléchant

Une ambiance de moins en moins geek…

Il fut un temps où ce genre d’événement attirait uniquement des foules de geeks décidés à jouer à du Warhammer 40k sur grande table ou à participer à des scénarios de Shadowrun très chiadés. Ce n’est plus le cas. Les Utopiales ne sont plus la messe du cosplay confidentiel, non, il s’agit d’un festival très grand public offrant un excellent melting pot.

Les chiffres sont donc en très nette augmentation et lors de cette édition, le surpeuplement se faisait parfois sentir. En 2015 on comptait 65000 visiteurs, ce qui était déjà très bien, mais cette année, 82000 personnes se sont donné rendez-vous. Une augmentation titanesque qui démontre l’amour toujours plus prononcé (ou assumé) des Français pour la science-fiction sous toutes ses variantes.

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